humeur

Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 00:47

Je parlerais ici d'une forme de vécu qui fait vibrer chez moi quelques cordes sensibles... Donc rien à voir avec une experience, laquelle implique sacrifices, ménagements, les "mains à la pâte" comme on dit... D'ailleurs de mes vingt doigts je ne fais pas grand chose, mis à part les masser pour me les réchauffer. Et je remarque que les nommer ici est ma trenscendance de la journée. Forme de vécu disais-je. Je ne sais pas si le terme est vraiment bien choisi. Je devrais plutôt dire "subjectivité", voir "âme". Objectivemment, enfin disont en terme de categorie socio-medicale, le terme désignant le "sort" réservé, exclusivement réservé, à ces âmes, est "trisomie". Je voudrais parler de ces âmes. De ce que je pense, moi. Mon approche est sensible mais j'espere ne relevant pas de la sensiblerie... C'est qu'un enfant trisomique se pose lui aussi la question "suis-je aimé?", il a besoin lui aussi d'amour, il en demande. J'ai déjà vu des documentaires télé où l'on voit l'enfant "trisomique" en rencontrer un autre et lui expliquer que, lui, ce n'est pas la même chose, pas le même problème et ni la même problématique... C'était, et c'est toujours, une question d'amour, et ce qu'il disait était, est toujours, exacte : Chaque personne à sa place, son rythme, et ses problématiques liées, qu'on le veuille ou non, à la question "suis-je aimé?" via laquelle l'âme est formée, motivée, et trouve son équilibre, d'où sa présence... Donc c'est trés complexe pour ces âmes... Puis-je à partir de cette exactitude faire appel à votre imagination, et rien qu'à elle : Ces enfants voient les autres s'amuser, s'insulter, se battre, s'amouracher. Ils voient leurs parents parler de lui en des termes peu "reluisants", avec le psy, avec le voisin : Ils lui parlent d'acceptation. C'est nécéssaire mais vous voyiez le tragique signifié ici. Ils lui parlent de choses moins drôles encore et plus médicales. Et puis en "public" il y a les regards et moqueries qui suintent le categoriel et l'à-priori. Quelles experiences psychologiques ! Quel vécu !  Alors je crois comprendre la souffrance et l'incompréhension qu'il doit bien pouvoir y avoir parfois, et peut être régulierement, au coeur de ces âmes. Et en fait, tous, d'une façon ou d'une autre, nous la comprenons ou croyions la comprendre. Le medecin pourra rassurer tout le monde : "c'est une baisse de morale" : ce sera exacte...

vaguemer



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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 19:35

Nous étions alors en 1993. Le 15 octobre de cette année là Nelson Mandela recevait le prix Nobel de la paix. Le 13 janvier la France signait une convention ratifiée sur dix ans par 147 Etats ( non compris Israël ) et interdisant la fabrication et le stockage des armes chimiques. Toujours cette même année, le 2 Février ( j'exagère un peu c'était peut-être mars ), ma prof d'histoire, quelqu'un de superbe, assez âgée, toujours en blouse blanche, un visage et une allure exprimant la passion pour la matière qu'elle enseignait, faisait remarquer à mon voisin de classe qu'il n'était vraiment pas expressif, semblant peu concerné par le contenu du cours, et que moi, au moins, par comparaison, je l'étais manifestement, ce qu'elle appréciait, comprenait et validait bel et bien. Je comprend encore mieux aujourd'hui qu'elle avait compris que j'avais compris que ce qu'elle nous racontait était la réalité, au moins en partie, et sans doute en grande partie, et pas qu'une matière scolaire. Comme quoi on peut être ami l'espace de quelques instants avec son professeur. Apparement ce fut un moment historique de ma vie ! Il faut dire que cette prof avait le truc pour vous passionner. Mais je ne vous parle pas de mon prof de math et sciences physique au lycée : un vieux monsieur d'un bon mètre quatre vingt, n'excedant pas les 600 Newtons, doté d'une trés longue barbe blanche, plus longue que celle du père Noël ( véridique ), laquelle barbe effactuait quelques mouvements uniforméments accélérés lorsqu'il pivotait à 180 degrés pour couvrir le tableau d'équations et autres algorithmes népériens. Plus que passionné de science, Archimède en personne. Il nous enmmenait littéralement dans un autre univers à chaque cours. Je crois qu'il ne savait même pas ce qu'était l'autorité au sens où on l'entend habituellement dans les mass media : quand on se payait trop sa tête il demandait une intervention de la conseillere d'orientation pour une réunion ( une charmante dame du reste, qui m'avait félicité en personne à l'époque lors de mon obtention inattendue pour le B.E.P.C.) Son autorité pourtant s'imposait d'elle-même, il me faisait oublier où j'étais, je me retrouvais en compagnie de Newton et des autres à chaque rendez-vous. Merci Monsieur. J'irais bien refaire un tour dans votre univers un jour où l'autre. Je suis tombé amoureux de la formule P=m.g grâçe à vous. Je la tournais en tous sens, je chantais ce 9,81 N/Kg sur tous les tons, sur tous les chemins. Sans parler du P=U.I en éléctricité. Pas simple concretement le distinguo entre tension, intensité et puissance... Et j'en passe, j'en passe... Mon prof d'anglais formi, formi, formidable. Un homme qui amait montrer les effets de ses scéances de muculation par une gestuelle appropriée et avouer qu'il aurait préféré être prof de biologie, voir biologiste. En Angleterre biensûr. Un pédagogue passionné : il provoquait de véritables temps-morts, comme des mi-temps, en plein cours... Ma prof de français toujours habillée d'un style qu'aujourd'hui on classerait pro-gothique, ses longs cheveux noirs attachés par un élastique sobre en une queud faisaient resplendire un visage pâle au front haut. Une belle femme, ne vous y trompez pas. Mon prof de philo en terminal ! Le pauvre s'il voyait où j'en suis et ce que j'en fais de la philo... Mes excuses les plus sincères Monsieur. Je repense à votre dessin sur le tableau : Achille et la tortue de Zénon. Le célébre paradoxe. Il ne laissa pas son croquis plus de cinq secondes : comme si tout à coup il voulait accélérer le mouvement. Et puis plus tard, après le lycée, j'eu un autre prof de philo mais en cours particuliers chez lui-même cette fois : Il était membre de la cause freudienne et bon chrétien : A chaque séminaire où il tantait d'expliquer Lacan, il ne pouvait s'empêcher de rappeler que la seule question était "Etre ou ne pas être"... C'était souvent émouvant et beau comme un débat à rallonge autour de la question "qu'est-ce que le bonheur?"... Le bonheur, je ne le connais pas, mais d'avoir eu quelques profs passionés a fortement contribué à ne pas me rendre malheureux... 

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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 17:27

Bonjour à toutes et à tous, Cacher, taire, faire taire, les faits malheureux, trop les voir sous le signe de la faute, du drame, comme si la vérité était atroce, n'est-ce pas empêcher l'expression des parties négatives de la vie par la personne qui par definition est la seule ici bas capable dans la discussion de ne pas réduire les faits pour grossir autre chose, de ne pas réduire les expressions, lesquelles traduisent ces faits en émotion et langage, de ne pas réduire les personnes qui par ces émotions, et ce langage qui leur est commun, s'expriment du mieux qu'elles peuvent? S'il est vrai qu'il faut savoir se taire, ne l'est-il pas plus encore de savoir parler?

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 13:03

Bonjour à toutes et à tous, Voici un texte de Sourour qui est une personne bien présente sur mon blog. Un peu par hazard au départ, mais aussi parceque j'aime voir son blog qui me fait changer d'air et respirer les bonnes odeures de ses bons plats bien cuisinés. Et pour ne rien gâcher, son blog est agrémenté de quelques textes ci et là, qui le complete, le rende encore plus conviviale, ce qui suffit amplement à me satisfaire quand j'y fait un tour. Ce texte il est sur l'amitié, et il restitu bien à mon sens l'essence de l'amitié qui est l'écoute, l'attention...  Pour la photo je m'étais spontanément porté sur quelque chose de plus éléguant et plus artistique, mais finalement j'avais celle-ci qui m'a semblé pouvoir coller avec le texte aussi, quoique de façon fort partielle ( mais après tout on fait bien du feu avec des cailloux ). Bonne journée à tous et merci Sourour de faire circuler ainsi des idées juste essentielles et fondamentales.

"L'amitié rime mal avec comptabilité. Ce qui fait tout son prix, c'est précisément sa gratuité :
Savoir écouter : Combien d'occasions ratées pour n'avoir pas su écouter au bon moment ? Les amis sont d'abord ceux qui savent se taire et être disponibles quand on en a besoin."


Merci et bonne continuation

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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 02:31
Bonjour à toutes et à tous, Et moi, quand est-ce que je vais fermer ma gueule? Encore que... Je ne suis pas sûr de casser la baraque : Le plus souvent, quasi tous les jours,Ce que les gens disent tout haut Je ne fais que le penser tout bas.




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