Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 04:04

De l'autre côté de ma fenêtre n'est pas Haîti. je suis debout respirant fort, en larmes, de la même composition que tous les Haîtiens, pas au même lieu, pas né à cet endroit du monde, Si la culture est une respiration universelle, les frontieres, les differences, n'ont plus de sens dés lors qu'on enferme dans la misère. Il y a un moteur à hisser par le haut, à partager la possibilité de la joie. De nos gênes nous ne devrions pas tasser la dette. Les architectures et vers du poête de ta ville trahissaient le vide dans ton ventre et entre tes doigts. Petite fille de trois ans, tu résistais, dans la rue, ton coeur battait, ta maman priait, tu étais à terre. Ton papa aussi aura baucoup souffert. Je suis aussi un papa pour toi l'espace d'un monde. Julie t'embrasse, fort, elle sera au bout du fil pour toi. La misère, alors, sera devenue moins abjecte.




Le soleil se couche...
Par michaël - Publié dans : pensées
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