Staralfur sur quelques images
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J'étais assis, je révisais mes cours, adossé au
mur de la cafette, le sourir aux lèvres, et le soleil resplendissait. Elle, a quelques mètres de moi, était assise avec sa copine, qui ruminait un chewing-gum. Cette derniere s'agitait : "il va
le faire, il va se lever", "qu'est-ce qu'il attend?". Je levais la tête de mes cours quelques secondes de temps à autre. Chaque regard volé était une éloge et un appel d'amour. Je vous expliques
: Le film n'est pas tout à fait muet, la non-action se déroule il y a quinze ans, se situe dans la cours du lycée et ne nécéssite pas plus de quinze minutes de bobine. Je rembobine un
peu : Quelques minutes au par avant nous étions en cours d'anglais, j'avais regardé ma belle quelques secondes, profitant d'un moment où elle répondait admirablement, so british, à une question
de notre professeuse. J'avais pris la parole moi-même précedement. On ne se connaissait pas ( ce cours réunissant exceptionnellement trois classes ) mais il avait dû y avoir un flash dans
l'air car à l'inter-classe, surprise agréable, je lui plaisais... Fin du rembobinage. Nous étions donc assis ( comme le suggere le petit dessin ) et son visage
était celui de la beauté. Il aurait suffit que l'un de nous se lève et d'un baiser, d'une parole, d'un sourir, nous aurions ce jour là connu l'Amour... Mais non, rien. La sonnerie a retentit.
Elles se sont levées, s'en sont allé. Elle, légerement au ralentit je crois, arachnéenne, presque reculant, une obscurité en elle... Je ne sais pas plus. Biensur c'est honteux de ma part. Je
restais assis et tombais dans un puit de mélancolie profond(e), toute l'amertume me montait au coeur et à la gorge, plombé, tout devennait sombre, je pesais 200 tonnes. Les ruchs du
film vont trés loin : le soir, un ado debout à sa fenêtre. Voilà. Rien de trés divertissant. Tout était devenu fade, la moindre note de musique était frappées de fadesse, d'inanité. Seul
l'air des grands espaces pouvaient contenir ce manque, cette amertume. Par la fenêtre une respiration en appelait une autre. Je n'ai pas trouvé de titre à ce film. Pour "Croccodile dundee" faudra
repasser, ça c'est certain. Bref un petit recit qui fairait un bon gag dans un spectacle d'Eli Semoune. Pourquoi pas?
En Inde, en 1960
une loi contre la mendicité fut créée. Jusque l'année derniere elle n'était pas appliquée. Pourquoi? Les décideurs conservateurs du pays l'expriment sans détour : il s'agit de "nettoyer", de
rendre "propre" le lieu où vont se dérouler je ne sais plus quelles attractions sportives. L'émission : L'effet papillon, sur Canal. Quelques images percutantes : un viel homme maigre et affamé
se fait "chopper" dans la rue pour "mendicité". "Oui, oui, arrête de mentir ! je t'ai vu ! tu étais en train de mendier !" dit le policier. L'homme s'en défend : "non, je ne le ferais plus
monsieur". Il est embarqué violemment jusqu'à une camionnette : "le tribunal mobile". Le verdict est rendu en moins de cinq minutes. La camionnette poursuit sa tournée et les "coupables"
finissent enfermés dans un parc dont le directeur explique avec la même simplicité : "ce sont des déviants, ils ne font rien, n'ont rien à faire, donc on ne leur donne rien à faire". La pauvreté
étant trés importante en Inde et le souci ecologique trés important chez moi, je suggererais qu'on évite la paperasse dans la camionette... Le reportage se termine sur l'image de
ces vieux hommes assis au sol dans une cours cloturée. Voila, je ne suis pas sûr que cela ait lieu dans tout le pays. En tous cas j'ai vu d'un côté des personnes pétries d'humanité par
la force des choses, par survie, et de l'autre des personnes pétries de misère qui conssomment plusieurs arbres inutilement par jours...
Blog anti-copié-collage de textes. Blog pro-tapage de textes, parfois nocturne. Et, au fait... Et si ce blog ne m'appartenait pas? Hé bien oui, ce blog ne m'appartient pas. Rien ne m'appartient. Je suis comme vous face à ce machin, appelé blog, et si l'un d'entre vous veut y publier un article qu'il le dise, je n'ai pas le droit de l'en empêcher. Je peux même communiquer mon mot de passe à celui en qui j'aurais pleine confiance. Mais à quoi bon publier sur un autre blog? Les commentaires suffisent peut être. Bon... Que dire de plus? J'exagère biensûr. Et je sais bien que l'appartenance est un sentiment important. Mais il faut bien reconnaître, sur un certain plan, pas plus finaliste que causaliste, que je ne suis qu'un petit amphigouriste simple qui aime la simplicité, la vie, la musique, et surtout ma fille...
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