humeur

Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /2010 20:49

1 Le monde des people

cochon.jpg

 

VS

 

2 Le monde des humains

alors?
Par michaël - Publié dans : humeur
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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /2010 18:01

-Midi - Je repense à toi. Je revois ce champs de blé balayé par le vent, sous un soleil mitigé. Un astre y était descendu dans la journée, c'était nous. Seuls, cons, inconnus, perdus, mais ensemble. Avons-nous jouer un rôle? Un marsien disait que l'existence est une pièce de théâtre... Une tasse de thé âpre? Je revois le soleil, descendre à l'horizon. Si le détachemment était mon fort je serais moins attaché à mes faiblesses. Je prépars le repas.

-Midi 30 - Instant religieux devant la télé. Je zappe comme un prêtre tourne les pages de la Bible. Dans mon assiette un riz cuisinée avec amour par mes soins."L'Homme n'en a plus pour longtemps" affirme Luchini au journaliste télé. Hommage mélancolique à un concept-père dont la marmaille est atteinte de mimétisme scientifique? Repas terminé je passe au café. Noir et sans sucre. J'ai la nausée.

-Quequette moins le quart - Je me dis que je n'ai jamais fait autre chose que d'apprendre à me connaître. C'est énorme. En terme de bizzareries.

-13 heure moins dix - Julie ne va pas tarder. Tout est prêt. L'interphone retentit. Julie ! Papa ! Embrassades. Je lui montre son nouveau cadeau : un vélo. Mirifique, elle bondit comme une puce. Elle veut me faire un bisou. Alors qu'agenouillé je recois son onction, interieurement je m'engage à respecter mon 896ème angagement : Etre toujours à sa hauteur. Mes chevilles anflent.

-13 heure -  JT de Tf1. Je pense d'abord à un art introductif. Mais si, mais si, l'actualité va arriver. Naïveté : les minutes défilent et les sujets exactement comme s'il ne se passait rien de sérieux dans le pays ou dans le monde. Je zappe : JT de France 2 : Presque pire, mais pour d'autres raisons. Je suis fini, je ne sais plus où me poser, je suis un guignole de l'info.

-13 h 30 -  Julie parle de son autre papa. Réunion donquichottesque en bonne et due forme. Le patronat refuse que le nom d'une autre marque ai droit de citer dans le discours du syndicat. Le patronat propose des pains aux raisins et du jus d'orange. Puis sa mère vient chercher Julie, elle me remerci et symboliquement me jette cinquante cents.

13 heure 40 - Reportage sur la 2 : Un petit pleure sous la douche, ce qui déclenche un rire nerveux chez sa mère. Re-pleure quand son père hurle depuis le salon "la porte!" La mère, alors prise d'un accés autoritariste, a soudain la voix d'une mère supèrieure. A deux doigt du fou rire ou de la tabasse. "Arrête tes simagrés". Plus tard on la voit faire la folle avec des jeunes de quinze ans, devant un film érotique. Puis enseigner la Bible au petit. Le journaliste l'interroge : "j'ai besoin de décomprésser, le petit est déficient, je le protège de cet univers phallocrate, et de ce système de choses" Gros plan sur le petit, interdit. Ses yeux semblent dire qu'il ne suis pas tout.

-13 heure 60 - Je m'assoupi et je revois ce champs de blé balayé par le vent, sous un soleil mitigé. Un astre y était descendu dans la journée, c'était nous. Seuls, cons, inconnus, perdus, mais ensemble. Avons-nous jouer un rôle? Un marsien disait que l'existence est une pièce de théâtre... Une tasse de thé âpre? Je revois le soleil, descendre à l'horizon. Bah... tout cela n'est pas bien grave, y a pire dans la vie...

 

Par michaël - Publié dans : humeur
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /2010 09:19


"dit maman, quand on meurt est-ce que c'est pour la vie?"


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"oui, c'est pour la vie"


Par michaël - Publié dans : humeur - Communauté : des mots pour le plaisir
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 00:47

Je parlerais ici d'une forme de vécu qui fait vibrer chez moi quelques cordes sensibles... Donc rien à voir avec une experience, laquelle implique sacrifices, ménagements, les "mains à la pâte" comme on dit... D'ailleurs de mes vingt doigts je ne fais pas grand chose, mis à part les masser pour me les réchauffer. Et je remarque que les nommer ici est ma trenscendance de la journée. Forme de vécu disais-je. Je ne sais pas si le terme est vraiment bien choisi. Je devrais plutôt dire "subjectivité", voir "âme". Objectivemment, enfin disont en terme de categorie socio-medicale, le terme désignant le "sort" réservé, exclusivement réservé, à ces âmes, est "trisomie". Je voudrais parler de ces âmes. De ce que je pense, moi. Mon approche est sensible mais j'espere ne relevant pas de la sensiblerie... C'est qu'un enfant trisomique se pose lui aussi la question "suis-je aimé?", il a besoin lui aussi d'amour, il en demande. J'ai déjà vu des documentaires télé où l'on voit l'enfant "trisomique" en rencontrer un autre et lui expliquer que, lui, ce n'est pas la même chose, pas le même problème et ni la même problématique... C'était, et c'est toujours, une question d'amour, et ce qu'il disait était, est toujours, exacte : Chaque personne à sa place, son rythme, et ses problématiques liées, qu'on le veuille ou non, à la question "suis-je aimé?" via laquelle l'âme est formée, motivée, et trouve son équilibre, d'où sa présence... Donc c'est trés complexe pour ces âmes... Puis-je à partir de cette exactitude faire appel à votre imagination, et rien qu'à elle : Ces enfants voient les autres s'amuser, s'insulter, se battre, s'amouracher. Ils voient leurs parents parler de lui en des termes peu "reluisants", avec le psy, avec le voisin : Ils lui parlent d'acceptation. C'est nécéssaire mais vous voyiez le tragique signifié ici. Ils lui parlent de choses moins drôles encore et plus médicales. Et puis en "public" il y a les regards et moqueries qui suintent le categoriel et l'à-priori. Quelles experiences psychologiques ! Quel vécu !  Alors je crois comprendre la souffrance et l'incompréhension qu'il doit bien pouvoir y avoir parfois, et peut être régulierement, au coeur de ces âmes. Et en fait, tous, d'une façon ou d'une autre, nous la comprenons ou croyions la comprendre. Le medecin pourra rassurer tout le monde : "c'est une baisse de morale" : ce sera exacte...

vaguemer



Par mkl - Publié dans : humeur
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 19:35

Nous étions alors en 1993. Le 15 octobre de cette année là Nelson Mandela recevait le prix Nobel de la paix. Le 13 janvier la France signait une convention ratifiée sur dix ans par 147 Etats ( non compris Israël ) et interdisant la fabrication et le stockage des armes chimiques. Toujours cette même année, le 2 Février ( j'exagère un peu c'était peut-être mars ), ma prof d'histoire, quelqu'un de superbe, assez âgée, toujours en blouse blanche, un visage et une allure exprimant la passion pour la matière qu'elle enseignait, faisait remarquer à mon voisin de classe qu'il n'était vraiment pas expressif, semblant peu concerné par le contenu du cours, et que moi, au moins, par comparaison, je l'étais manifestement, ce qu'elle appréciait, comprenait et validait bel et bien. Je comprend encore mieux aujourd'hui qu'elle avait compris que j'avais compris que ce qu'elle nous racontait était la réalité, au moins en partie, et sans doute en grande partie, et pas qu'une matière scolaire. Comme quoi on peut être ami l'espace de quelques instants avec son professeur. Apparement ce fut un moment historique de ma vie ! Il faut dire que cette prof avait le truc pour vous passionner. Mais je ne vous parle pas de mon prof de math et sciences physique au lycée : un vieux monsieur d'un bon mètre quatre vingt, n'excedant pas les 600 Newtons, doté d'une trés longue barbe blanche, plus longue que celle du père Noël ( véridique ), laquelle barbe effactuait quelques mouvements uniforméments accélérés lorsqu'il pivotait à 180 degrés pour couvrir le tableau d'équations et autres algorithmes népériens. Plus que passionné de science, Archimède en personne. Il nous enmmenait littéralement dans un autre univers à chaque cours. Je crois qu'il ne savait même pas ce qu'était l'autorité au sens où on l'entend habituellement dans les mass media : quand on se payait trop sa tête il demandait une intervention de la conseillere d'orientation pour une réunion ( une charmante dame du reste, qui m'avait félicité en personne à l'époque lors de mon obtention inattendue pour le B.E.P.C.) Son autorité pourtant s'imposait d'elle-même, il me faisait oublier où j'étais, je me retrouvais en compagnie de Newton et des autres à chaque rendez-vous. Merci Monsieur. J'irais bien refaire un tour dans votre univers un jour où l'autre. Je suis tombé amoureux de la formule P=m.g grâçe à vous. Je la tournais en tous sens, je chantais ce 9,81 N/Kg sur tous les tons, sur tous les chemins. Sans parler du P=U.I en éléctricité. Pas simple concretement le distinguo entre tension, intensité et puissance... Et j'en passe, j'en passe... Mon prof d'anglais formi, formi, formidable. Un homme qui amait montrer les effets de ses scéances de muculation par une gestuelle appropriée et avouer qu'il aurait préféré être prof de biologie, voir biologiste. En Angleterre biensûr. Un pédagogue passionné : il provoquait de véritables temps-morts, comme des mi-temps, en plein cours... Ma prof de français toujours habillée d'un style qu'aujourd'hui on classerait pro-gothique, ses longs cheveux noirs attachés par un élastique sobre en une queud faisaient resplendire un visage pâle au front haut. Une belle femme, ne vous y trompez pas. Mon prof de philo en terminal ! Le pauvre s'il voyait où j'en suis et ce que j'en fais de la philo... Mes excuses les plus sincères Monsieur. Je repense à votre dessin sur le tableau : Achille et la tortue de Zénon. Le célébre paradoxe. Il ne laissa pas son croquis plus de cinq secondes : comme si tout à coup il voulait accélérer le mouvement. Et puis plus tard, après le lycée, j'eu un autre prof de philo mais en cours particuliers chez lui-même cette fois : Il était membre de la cause freudienne et bon chrétien : A chaque séminaire où il tantait d'expliquer Lacan, il ne pouvait s'empêcher de rappeler que la seule question était "Etre ou ne pas être"... C'était souvent émouvant et beau comme un débat à rallonge autour de la question "qu'est-ce que le bonheur?"... Le bonheur, je ne le connais pas, mais d'avoir eu quelques profs passionés a fortement contribué à ne pas me rendre malheureux... 

Par mkl - Publié dans : humeur
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