Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 19:35

Nous étions alors en 1993. Le 15 octobre de cette année là Nelson Mandela recevait le prix Nobel de la paix. Le 13 janvier la France signait une convention ratifiée sur dix ans par 147 Etats ( non compris Israël ) et interdisant la fabrication et le stockage des armes chimiques. Toujours cette même année, le 2 Février ( j'exagère un peu c'était peut-être mars ), ma prof d'histoire, quelqu'un de superbe, assez âgée, toujours en blouse blanche, un visage et une allure exprimant la passion pour la matière qu'elle enseignait, faisait remarquer à mon voisin de classe qu'il n'était vraiment pas expressif, semblant peu concerné par le contenu du cours, et que moi, au moins, par comparaison, je l'étais manifestement, ce qu'elle appréciait, comprenait et validait bel et bien. Je comprend encore mieux aujourd'hui qu'elle avait compris que j'avais compris que ce qu'elle nous racontait était la réalité, au moins en partie, et sans doute en grande partie, et pas qu'une matière scolaire. Comme quoi on peut être ami l'espace de quelques instants avec son professeur. Apparement ce fut un moment historique de ma vie ! Il faut dire que cette prof avait le truc pour vous passionner. Mais je ne vous parle pas de mon prof de math et sciences physique au lycée : un vieux monsieur d'un bon mètre quatre vingt, n'excedant pas les 600 Newtons, doté d'une trés longue barbe blanche, plus longue que celle du père Noël ( véridique ), laquelle barbe effactuait quelques mouvements uniforméments accélérés lorsqu'il pivotait à 180 degrés pour couvrir le tableau d'équations et autres algorithmes népériens. Plus que passionné de science, Archimède en personne. Il nous enmmenait littéralement dans un autre univers à chaque cours. Je crois qu'il ne savait même pas ce qu'était l'autorité au sens où on l'entend habituellement dans les mass media : quand on se payait trop sa tête il demandait une intervention de la conseillere d'orientation pour une réunion ( une charmante dame du reste, qui m'avait félicité en personne à l'époque lors de mon obtention inattendue pour le B.E.P.C.) Son autorité pourtant s'imposait d'elle-même, il me faisait oublier où j'étais, je me retrouvais en compagnie de Newton et des autres à chaque rendez-vous. Merci Monsieur. J'irais bien refaire un tour dans votre univers un jour où l'autre. Je suis tombé amoureux de la formule P=m.g grâçe à vous. Je la tournais en tous sens, je chantais ce 9,81 N/Kg sur tous les tons, sur tous les chemins. Sans parler du P=U.I en éléctricité. Pas simple concretement le distinguo entre tension, intensité et puissance... Et j'en passe, j'en passe... Mon prof d'anglais formi, formi, formidable. Un homme qui amait montrer les effets de ses scéances de muculation par une gestuelle appropriée et avouer qu'il aurait préféré être prof de biologie, voir biologiste. En Angleterre biensûr. Un pédagogue passionné : il provoquait de véritables temps-morts, comme des mi-temps, en plein cours... Ma prof de français toujours habillée d'un style qu'aujourd'hui on classerait pro-gothique, ses longs cheveux noirs attachés par un élastique sobre en une queud faisaient resplendire un visage pâle au front haut. Une belle femme, ne vous y trompez pas. Mon prof de philo en terminal ! Le pauvre s'il voyait où j'en suis et ce que j'en fais de la philo... Mes excuses les plus sincères Monsieur. Je repense à votre dessin sur le tableau : Achille et la tortue de Zénon. Le célébre paradoxe. Il ne laissa pas son croquis plus de cinq secondes : comme si tout à coup il voulait accélérer le mouvement. Et puis plus tard, après le lycée, j'eu un autre prof de philo mais en cours particuliers chez lui-même cette fois : Il était membre de la cause freudienne et bon chrétien : A chaque séminaire où il tantait d'expliquer Lacan, il ne pouvait s'empêcher de rappeler que la seule question était "Etre ou ne pas être"... C'était souvent émouvant et beau comme un débat à rallonge autour de la question "qu'est-ce que le bonheur?"... Le bonheur, je ne le connais pas, mais d'avoir eu quelques profs passionés a fortement contribué à ne pas me rendre malheureux... 

Par mkl - Publié dans : humeur
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 13:51

warren_0.jpgANECTODE SYMPA PARCEQU'IL PARAIT QUE L'ETONNEMENT ET LE RIRE SONT BONS POUR LA SANTE : A en croire le livre «Comment Warren Beatty a séduit l’Amérique», rédigé par le journaliste Peter Biskind, l’acteur de 72 ans aurait couché avec 12 775 femmes dans sa vie!

Selon Peter Biskind, Warren Beatty aurait perdu sa virginité à 20 ans. Or, si l’on imagine qu’il a eu ces liaisons avant son mariage avec Annette Bening en 1992, on arrive à 365 conquêtes par année! Déjà que l’acteur n’avait pas à rougir de ses célèbres conquêtes, Madonna, Jane Fonda ou Diane Keaton, pour ne citer qu’elles, le voilà hissé au panthéon des séducteurs.

Par mkl - Publié dans : exotisme
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 12:08


Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre.
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant.
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines.
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon.
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson.
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne.
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne.
Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux.
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes.
N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe.
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Louis Aragon, Le roman inachevé

 

Par mkl - Publié dans : pensées
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 00:45

J'aimerais qu'en ce funeste et démentiel instant un tonnere de monstres se déchaînent pour venir hurler ta peine d'avoir quitter ta patrie le monde,

Que des verres géants sortent de la terre pour vomir des fleures sur les façades et les yeux embourbés des badeaux,

Que le sel de mer fasse bouillir des océans les faisant virer au rouge,

Que les enfants se tiennent par la main et chantent ton retour,

Que les arbres tombent en diagonnales comme il pleut des cordes, que le soleil tourne sur lui-même d'un coup,

Que tout le monde se lèvent contre la maladie et la mort, l'annulant du même coup,

Que le sauveur interviennent, que le monde implose, que l'amour jaillisse du fond de ses entrailles,

Que la paix, tel un vent grandiose, recouvre le monde,

J'aimerais que tu hurles, comme un loup, comme un chien, que tu réssucites,

Que le vomi emplisse les plaines et les rues de tous nos tourments petrides,

J'aimerais qu'on soit né ailleurs.

A mon frère, parti au ciel le 10 octobre 2005

Par mkl - Publié dans : famille
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 21:32





Par mkl - Publié dans : grand art
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