EXPOSITION DES DERNIERES OEUVRES PICTURALES DE JULIE M.
Africana extrêmis

Complexité manifestive pour curieux des castagnettes

L'allégeance chromatique sous l'Empire des noisettes

Le coeur de mon père et l'horloge en lichen

Le bleu de l'Olympe de Papi Chat

La lune ondule, Marie Antoinette et le jeune Jean Jacques

ESSAI POETIQUE SUR L'ART PICTURAL DE MA
FILLE
Quand je m'entête je n'ai qu'à contempler tes oeuvres, telles des pensées immortelles qui jamais ne fanent.
Tu es d'une créativité exponantielle, d'un créativisme torentiel, plein de tout et d'entrain, de saoul et d'écrin.
J'y frôle le lisse et le lys de Dali. Ta pensée signe en chinois avec une finesse pascalienne. Ton geste est volontaire et mesuré. Chromatique et nourrissant. Tu y dépeints l'odeur des écorces boisées de la statuette africaine. Tes articulations accouchent de rondeures bleu platonicien huilé par le sourire d'un coeur ouvert. L'oeuvre est jolie, somptueuse, précieuse, pleine, brillante, joyeuse, soiyeuse. Il y a peut-être du Créole... J'ajouterais alors de l'africain, canadien, chinois, portugais, egyptien et italien. Finallement ta création est à ton image, légère et vive, avec un coeur gros comme ça, espiègle et belle. A son instar, tu es bonheur gambadant, comme un sourire. Une fleure forte, baobabesque, timide et amoureuse. Justement ! Simplement...
PHOTOS DE L'AUTEUR
Un grand merçi à Julie et à mamie matou pour ces photos impérissables

la nuit regorge de mille lucioles, je vais me coucher, doucement, sûrement
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resplendissait. Elle, a quelques mètres de moi,
était assise avec sa copine, qui ruminait un chewing-gum. Cette derniere s'agitait : "il va le faire, il va se lever", "qu'est-ce qu'il attend?". Je levais la tête de mes cours quelques secondes
de temps à autre. Chaque regard volé était une éloge et un appel d'amour. Je vous expliques : Le film n'est pas tout à fait muet, la non-action se déroule il y a quinze ans, se situe
dans la cours du lycée et ne nécéssite pas plus de quinze minutes de bobine. Je rembobine un peu : Quelques minutes au par avant nous étions en cours d'anglais, j'avais regardé ma belle quelques
secondes, profitant d'un moment où elle répondait admirablement, so british, à une question de notre professeuse. J'avais pris la parole moi-même précedement. On ne se connaissait pas ( ce
cours réunissant exceptionnellement trois classes ) mais il avait dû y avoir un flash dans l'air car à l'inter-classe, surprise agréable, je lui plaisais... Fin du rembobinage.
Nous étions donc assis ( comme le suggere le petit dessin ) et son visage était celui de la beauté. Il aurait suffit que l'un de nous se lève et d'un baiser, d'une parole, d'un
sourir, nous aurions ce jour là connu l'Amour... Mais non, rien. La sonnerie a retentit. Elles se sont levées, s'en sont allé. Elle, légerement au ralentit je crois, arachnéenne, presque
reculant, une obscurité en elle... Je ne sais pas plus. Biensur c'est honteux de ma part. Je restais assis et tombais dans un puit de mélancolie profond(e), toute l'amertume me montait au coeur
et à la gorge, plombé, tout devennait sombre, je pesais 200 tonnes. Les ruchs du film vont trés loin : le soir, un ado debout à sa fenêtre. Voilà. Rien de trés divertissant. Tout était
devenu fade, la moindre note de musique était frappées de fadesse, d'inanité. Seul l'air des grands espaces pouvaient contenir ce manque, cette amertume. Par la fenêtre une respiration en
appelait une autre. Je n'ai pas trouvé de titre à ce film. Pour "Croccodile dundee" faudra repasser, ça c'est certain. Bref un petit recit qui fairait un bon gag dans un spectacle d'Eli Semoune.
Pourquoi pas?
En Inde, en 1960
une loi contre la mendicité fut créée. Jusque l'année derniere elle n'était pas appliquée. Pourquoi? Les décideurs conservateurs du pays l'expriment sans détour : il s'agit de "nettoyer", de
rendre "propre" le lieu où vont se dérouler je ne sais plus quelles attractions sportives. L'émission : L'effet papillon, sur Canal. Quelques images percutantes : un viel homme maigre et affamé
se fait "chopper" dans la rue pour "mendicité". "Oui, oui, arrête de mentir ! je t'ai vu ! tu étais en train de mendier !" dit le policier. L'homme s'en défend : "non, je ne le ferais plus
monsieur". Il est embarqué violemment jusqu'à une camionnette : "le tribunal mobile". Le verdict est rendu en moins de cinq minutes. La camionnette poursuit sa tournée et les "coupables"
finissent enfermés dans un parc dont le directeur explique avec la même simplicité : "ce sont des déviants, ils ne font rien, n'ont rien à faire, donc on ne leur donne rien à faire". La pauvreté
étant trés importante en Inde et le souci ecologique trés important chez moi, je suggererais qu'on évite la paperasse dans la camionette... Le reportage se termine sur l'image de
ces vieux hommes assis au sol dans une cours cloturée. Voila, je ne suis pas sûr que cela ait lieu dans tout le pays. En tous cas j'ai vu d'un côté des personnes pétries d'humanité par
la force des choses, par survie, et de l'autre des personnes pétries de misère qui conssomment plusieurs arbres inutilement par jours...



